Metaclassique #130 – Désécrire

On pourrait dire des derniers quatuors de Beethoven qu’ils sont indépassables, parce qu’ils atteignent une vérité où il n’est plus tant question de style. Comme si le compositeur se déprenait de lui-même pour laisser la musique exister d’elle-même. Mais rien ne se passe méthodiquement parce qu’on touche alors à ceci d’étrange que la déprise de soi et ce qui s’entend comme une désécriture semblent s’entraîner l’une et l’autre.

Maria Machado et Charlotte Escamez ont conçu une adaptation théâtrale des carnets d’un auteur qui a écouté les derniers quatuors de Beethoven jusqu’au dernier jour de sa vie, Roland Dubillard. Pour les mettre sur scène, les morceaux choisis de ces carnets se dédoublent en deux voix : un homme et le jeune homme qu’il a été, interprétés respectivement par Denis Lavant et Samuel Mercer. Je ne suis pas de moi est donc une pièce de théâtre où le tressage des textes de Roland Dubillard entre en résonance avec une composition sonore de Guillaume Tiger à partir des derniers quatuors de Beethoven. Et comme cette création théâtrale est l’occasion de se frayer un chemin singulier dans ces partitions indépassables, ce numéro de Metaclassique est une plongée documentaire avec, par ordre d’apparition : Samuel Mercer, Guillaume Tiger, Denis Lavant, Maria Machado et Charlotte Escamez – dans cette partie de l’œuvre de Dubillard qui donne une pensée à fleur de peau des œuvres tardives de Beethoven.

Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

Metaclassique #129 – Cadencer

Quand on parle de la « cadence de travail » de quelqu’un, on fait référence à un rythme plus ou moins soutenu, à la densité dans le temps de sa production. En poésie ou en musique, le mot « cadence » désigne le rythme de l’accentuation ou son effet. Mais le mot « cadence » peut aussi désigner une partie improvisée par le soliste dans un concerto qui, comme un morceau dans le morceau, peut alors plus ou moins s’éloigner du style du compositeur. Et si elle a la réputation d’une improvisation, la cadence d’un soliste célèbre peut être écrite pour être reprise par d’autres. Par exemple, les concertos pour violon de Beethoven ou Brahms sont encore souvent joués avec les cadences du virtuose du xixè siècle, Joseph Joachim. Ce numéro de Metaclassique fonctionne en triptyque. Vous pourriez y entendre le compositeur Marc Monnet commenter les cadences que le pianiste François-Frédéric Guy lui a commandé pour le 21è Concerto pour piano de Mozart. Nous entendrons le violoniste Gilles Apap revenir sur le jour, dans le Concerto en sol de Mozart, où il s’est attiré la foudre du public du palais des festivals à Cannes, il s’est mis à faire une cadence sous la forme d’un thème et de variations ouvertement folkloriques. Pour commencer, nous allons à la rencontre de Sonia Wieder-Atherton dont le disque Cadenza a placé des adaptations de divers compositeurs plus ou moins récents en position de cadence, au cours de Concertos de Boccherini.

Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

Metaclassique #128 – Parfaire

Lise de la Salle

Partant du principe qu’on n’a jamais fini d’apprendre, il peut y avoir des conséquences très variées. Cela peut impliquer qu’on n’a jamais fini de trouver des gens pour nous enseigner des choses, qu’il faut varier sans cesse le genre de leçons qu’on peut prendre de la vie. Et comme la musique est un terrain fertile pour ne pas jamais en finir d’apprendre, de très bons pianistes qui sont arrivés à pousser très loin leur interprétation d’une œuvre peuvent encore et toujours la préciser, la parfaire, avec les conseils d’autres pianistes. Depuis 2008, le festival Amateurs virtuoses propose, à des amateurs virtuoses de participer à des master classes avec des pianistes professionnels. Au cours de ce numéro, vous allez entendre deux pianistes – François Schwarzentruber et Julien Lombardo – qui sont tous les deux amateurs et virtuoses, qui ont tous les deux travaillé une œuvre et qui ont chacun, en public, dans le foyer du Théâtre du Châtelet, suivi une master class avec la pianiste Lise de la Salle qui a bien voulu que les micros de Metaclassique capte cette session et en diffuse de larges extraits. Julie Traouën assurera au piano la partie orchestre du 2ème Concerto de Rachmaninov dont Julien Lombardo présentera le 1er mouvement, après une première partie de master classe où François Schwarzentruber jouait Bénédiction de Dieu dans la solitude de Franz Liszt.

Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

Metaclassique #127 – Atomiser

Musique des sphères, consonance des harmonies naturelles, bienfaits moraux de la musique, on hérite de Pythagore toutes sortes de très grandes idées sur la musique très cohérentes entre elles, et puis très idéalistes. Existe-t-il des visions alternatives de la musique ? Oui. Epicure est un exemple emblématique d’une philosophie de l’antiquité qui donne une représentation matérialiste du monde, une vision beaucoup moins idéaliste de la musique que toutes les conceptions héritées de Pythagore. Si on sait qu’Epicure a écrit un traité sur la musique, même si on ne dispose plus de ce texte-là, on peut tout de même s’en remettre aux écrits sur la musique des disciples d’Épicure. La musique y est associée un plaisir. Mais alors que le plaisir est un critère du bien dans les conceptions épicuriennes, le plaisir pris à la musique, lui, est encore un plaisir un peu trop accidentel pour avoir la moindre portée morale. Alors, pour mieux comprendre ce que pourrait donc être une pensée épicurienne de la musique, nous recevons le spécialiste de philosophie médiévale Aurélien Robert. Directeur de recherche au CNRS, il s’intéresse à l’évolution de la pensée épicurienne au Moyen-Âge en signant, aux éditions Fayard, l’essai Epicure aux Enfers.

Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

Metaclassique #126 – Enquêter

Un détective n’aura jamais assez d’indices. Il peut toujours vérifier si la fleur existe vraiment dans la région de celui qui lui en parle, le détective ne trouvera rien sans fulgurance. Et pour pouvoir découvrir la chose qu’il ne cherchait pas, lui faut-il cultiver la curiosité pour ce qui peut arriver au hasard et, pour ce faire, se préparer à associer les idées par des procédés très illogiques pour le temps où leur rationalité ne sera pas encore évidente. Pendant que le compositeur Gavin Bryars est étiqueté comme un minimaliste, il est surtout occupé par Sherlock Holmes ou la ‘Pataphysique et s’intéresse aussi bien à Camille Saint-Saëns que Marcel Duchamp. Pour enquêter sur cette manière de lier les idées qui feront partitions musicales, nous recevons Jean-Louis Tallon qui vient de faire paraître aux éditions Le mot et le reste, un recueil d’entretiens avec Gavin Bryars, mais aussi Jacqueline Caux qui défend le compositeur depuis plus de 40 ans et… nous serons connectés avec Gavin Bryars, dont voici un extrait du Concerto pour piano, The Solway Canal.

Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

Metaclassique #125 – Ruisseler

© Hulton-Deutsch Collection/CORBIS/Corbis via Getty Images

Et si une chanteuse qui chante très très faux mais qui est très très riche se présentait au concours d’entrée d’un grand conservatoire, que se passerait-il ?

Avec les étudiants de la classe de culture musicale du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, nous avons imaginé ce qui pourrait se passer si Florence Foster Jenkins se présentait pour intégrer la classe d’art vocal dudit conservatoire. Florence Foster Jenkins est, comme dit Wikipedia, « une chanteuse soprano américaine notamment connue et ridiculisée pour son manque total de rythme, de justesse et de timbre, sa prononciation aberrante et plus généralement son incapacité à chanter correctement. Son histoire a inspiré le film Marguerite de Xavier Giannoli en 2015 avec Catherine Frot dans le rôle-titre et a été adaptée au cinéma en 2016 sous le titre Florence Foster Jenkins par Stephen Frears avec Meryl Streep. »

L’idée qu’une figure aussi éloignée des canons de beauté musicale puisse intégrer un conservatoire d’excellence est tellement énorme qu’elle fait éclater l’ordre du probable. Pris dans la folie de la situation, la fiction que vous allez entendre traverse l’expérience de pensée avec assez de rigueur pour peser le pour et le contre de la pertinence d’intégrer une chanteuse pareille dans une institution au-dessus de tout soupçon de complaisance avec la médiocrité. Mais au lieu de faire basculer dans le non-sens intégral, l’exagération porte la fiction peut-être un peu plus près de la réalité. Car, de cette hypothèse tellement fantaisiste, est née une vraie question : quelles sont les conséquences de la théorie du ruissellement si on l’applique à la politique culturelle ? C’est là que cette fiction où, selon la formule consacrée, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est évidemment fortuite, il reste que certaines ressemblances avec les politiques culturelles en vigueur sont tout de même très troublantes.

Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

Metaclassique #124 – Remédier

Le 16 janvier 1935, à l’université des Annales, Paul Valéry prononce une conférence, intitulée Le bilan de l’intelligence. Pour le poète l’heure est grave puisque, dit-il : « il s’agit de savoir si ce monde prodigieusement transformé, mais terriblement bouleversé par tant de puissance appliquée avec tant d’imprudence, peut enfin recevoir un statut rationnel, peut revenir rapidement, ou plutôt peut arriver rapidement à un état d’équilibre supportable ? » (p. 21) Parmi les inquiétudes de Paul Valéry, les efforts culturels butent eux aussi sur la perte de sens que leur accumulation risque de produire. Il écrit : « Nous avons, en vue de la culture artistique, développé nos musées ; nous avons introduit une manière d’éducation esthétique dans nos écoles. Mais ce ne sont là que des mesures spécieuses, qui ne peuvent aboutir qu’à répandre une érudition abstraite, sans effets positifs. »

Les mots de Valéry alertent encore, puisque : la question est si grave, qu’elle reçoit encore aujourd’hui des réponses très majoritairement irresponsables. Il y a une vision traditionnelle de la médiation culturelle comme moyen qui renforce la vision des œuvres comme une fin, ce qui mettrait dans une logique machiavélique : qui dit que la fin justifiant les moyens, dit que tous les moyens sont donc bons, comme si, au nom d’un enjeu essentiel, les chemins pour le servir n’avaient pas d’importance. Est-ce qu’au contraire, la médiation musicale ne doit interroger ses moyens autant que ses finalités ? Voilà des questionnements que Metaclassique partage avec la plateforme musicale indépendante apparue au printemps 2021, Hémisphère son, dont nous recevons un représentant : David Sanson. Pour approfondir la discussion, nous accueillons aussi Sylvie Pébrier : musicologue et inspectrice musique de la DGCA, la Direction générale de la création artistique du Ministère de la Culture.

Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

Metaclassique #123 – Toucher

En 1994, dans un biopic qui raconte la vie de Beethoven, Immortal Beloved du réalisateur Bernard Rose, il y a une scène anthologique où on voit Beethoven éprouvé par la surdité qui progresse, jouer ce premier mouvement de sa 14ème Sonate en collant l’oreille sur le piano. En fait, Beethoven compose cette 14ème Sonate en 1801. Il a 30 ans, sa correspondance montre qu’il est au début de ses problèmes d’audition. Il n’en parle qu’à quelques amis de confiance, dans des lettres où il insiste pour que cela reste un secret. Ses tentatives pour entendre la musique par d’autres moyens que l’oreille – et notamment par conduction osseuse – ne vont se généraliser que quelques années plus tard. Si l’image de Beethoven qui colle son oreille à l’instrument est si anthologique dans le film de Bernard Rose, c’est peut-être qu’au-delà du tragique, elle offre aux spectateurs une expérience d’écoute : parce qu’on se trouve alors invité à écouter la sonate en imaginant l’oreille défaillante du compositeur et à envisager, au-delà de ce qui est musique à notre oreille, qu’est-ce qui fait musique à notre corps ? C’est pour nourrir cette question que nous avons réuni à la Bibliothèque publique d’information : la compositrice Pascale Criton et le chercheur et musicien Hugues Genevois qui ont développer des dispositifs sonotactiles pour mener des expériences d’écoute par le toucher et la chercheuse – à la fois en acoustique et en design – Claire Richards qui prépare une thèse pour mieux comprendre la sensibilité vibrotactile relative du corps, mais aussi les limites d’efficacité de la conduction osseuse du son.

Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

Metaclassique #122 – Vénérer

Fille de Manuel Garcia, sœur de la Malibran, élève de Franz Liszt, amie de Chopin, de George Sand, mais encore de Delacroix, Rossini, Wagner, Clara Schumann et Ivan Tourgueniev, pour ne citer qu’eux. Pauline Viardot a été abondamment vénérée. Sans doute est-elle encore éminemment vénérable. Mais alors que l’on célèbre, en 2021, le bicentenaire de sa naissance, elle reste relativement oubliée. C’est donc à un exercice de vénération que va se livrer Metaclassique en dialogue avec le Centre européen de musique. C’est bien ça, nous allons vénérer celle que Clara Schumann reconnaissant comme « La femme la plus géniale qu’il m’ait été donné de connaître. », en compagnie du chanteur et président du Centre européen de musique, Jorge Chaminé, de la chanteuse Felicity Lott, de l’historien Thomas Cousin qui prépare une thèse sur Pauline Viardot et de l’arrière-arrière petite-fille de Pauline Viardot, Sandra Mamboury qui vit à Genève et avec qui nous nous connecterons en fin d’émission.

C’est avec l’idée qu’en plus d’une cantatrice adulée du 19ème siècle, Pauline Garcia Viardot pourrait être une figure repère pour monter ce que peut être l’idée d’Europe en musique que nous avons conçu cette première émission avec le Centre européen de musique – que l’on commence par un air abondamment chanté par le père de Pauline, Manuel Garcia, Yo que soy contrabandista.

Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

Metaclassique #121 – Susciter

Pour prétendre répondre aux attentes des auditeurs, faut-il les connaître. Pour être complètement sûr de couvrir les attentes des auditeurs, autant les cerner, les prévoir et, pour encore plus d’efficacité, en décider à leur place. Ou alors : si nous écoutions la radio en préférant s’attendre à tout, faudrait-il méthodiquement commencer par ne s’attendre à rien ? Et si c’était même le meilleur moyen de s’attirer l’attention de tous ceux qui, pour être sûr d’y trouver beaucoup plus que ce qu’ils veulent, se gardent d’attendre de la radio quoique ce soit de trop précis, faut-il imaginer comment faire une radio qui ne présuppose rien de l’état des attentes des auditeurs potentiels.

Alors que l’année 2021 voit la célébration du centenaire de la radio et du 40è anniversaire de la légalisation des radios libres en France, une question reste totale : faut-il que la radio sache à qui elle parle, c’est-à-dire cerne l’auditeur, au point d’elle-même en définir le profil ? Quelle forme prendrait la radio, de quelle manière pourrait-on programmer la musique et parler sur elle, si l’auditeur qu’elle induisait était mobile et n’était donc plus au lieu indiqué par la manière si majoritairement directionnelle, pour ne pas directive, dont la radio s’adresse à lui ? Pour faire l’expérience d’une radio qui suppose un auditeur libre, ouvert, à l’imaginaire en mouvement, les étudiants du cours d’audiodramaturgie de Marion Chénetier à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm à Paris se sont prêtés, pour Metaclassique, à une composition radiophonique originale. Un travail réflexif qui pourrait démarrer par un aboutissement possible : une causerie de 1949 de Gaston Bachelard, sur la rêverie suscitée par la radio.

Avec les voix et les créations de Zoé Brioude, Heiata Julienne-Histat, Capucine Porphire, Mathias Boussemart, Ondine Simonot, Hélène Desy, Alexandra Brouillet Alice Hoggett, Fanny Holland, Cloé Calame, Lisa Martinez*, Morgan Morcel et Gaston Bachelard.
*étudiante de l’EBABX

Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

Metaclassique #120 – Traverser

« Toutes les familles heureuses le sont de la même manière, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon. », écrit Tolstoï dans Anna Karénine. En choisissant de s’appeler Trio Karénine, trois musiciens pourraient alors se résoudre à faire comme tout le monde pour se donner plus de chances de s’épanouir. Sans exactement chercher à ne pas faire comme les autres, peut-être par peur de s’en rendre malheureux, Metaclassique reçoit le Trio Karénine pour chercher, dans leurs manières de cheminer, où s’arrête le cache-cache, où commence le sillage commun. Au fil de l’écoute de leur dernier concert, la conversation avec et entre les membres du Trio Karénine arrive à ce point : est-ce qu’on traverse la musique ou est-ce qu’on est traversé par elle ? Même si on ne sait pas vraiment ou si on ne décide pas soi-même, peut-être qu’en écoutant bien, on entend que chacun des trois musiciens choisit, selon les moments, de traverser ou d’être traversé. Par ordre d’apparition dans l’émission : le violoncelliste Louis Rodde, la violoniste Charlotte Juillard et la pianiste Paloma Kouider.

Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

Metaclassique #119 – Contempler

À propos d’un anonyme bègue « qui se défendait de l’angoisse par les saccades de l’inarticulé », Michèle Cohen-Halimi explique dans le 5è numéro de la revue Senna Hoy, que « Le souvenir de ses premières séances de cinéma ne l’avait pas quitté. Il revoyait le pianiste qu’un espace insuffisant entre son piano et l’écran empêchait d’accorder la musique au défilé des images, et qui s’abandonnait à la désynchronisation de ses impulsions et du film. Les meurtres s’accomplissaient en valses, les scènes d’amour se doublaient de marches militaires » 

Quand ils n’ont plus besoin de savoir si telle musique est encore descriptive tant elle est décidément contemplative, les auditeurs des musiques de Federico Mompou ou de Niccoló Castiglioni peuvent s’identifier à cet anonyme dont Michèle Cohen-Halimi déduit qu’ « Il surpassait la négativité du monde par le désespoir de son imagination. » Même s’ils n’ont pas les mêmes maîtres en musique, même s’ils n’ont jamais qu’une génération d’écart et qu’ils vivent et composent de part et d’autre de la Méditerranée, Mompou et Castiglioni ne sont jamais rapprochés par les programmes de concert, les émissions de radio. Jamais les colonnes des journaux ou les recommandations des algorithmes des plateformes de streaming ne les associent, alors que tous les deux cultivent la simplicité jusqu’à développer, au 20ème siècle, une musique savamment contemplative. ce numéro de Metaclassique propose de mettre en miroir ces deux contemplatifs, en recevant Laurent Feneyrou qui, avec Angelo Orcalli, a publié aux éditions Aedam Musicae, Un musicien en hiver, un volume qui rassemble des essais et entretiens du compositeur Niccoló Castiglioni ; Jérôme Bastianelli qui a fait paraître chez Actes-Sud la monographie Federico Mompou, et les pianistes Guillaume Coppola et Ester Pineda qui ont tous les deux enregistrés le compositeur catalan.

Une émission produite et réalisée par David Christoffel.